Mécènes du Sud

Le collectif

Le réseau Mécènes du sud naît en 2003 à Aix-Marseille de la volonté de stimuler la création artistique contemporaine.

Ses deux collectifs d’entreprises coproduisent chaque année œuvres, projets et événements. Elles ont l’intuition de pouvoir, au contact de l’art, se libérer du cadre normé de leur activité, et sont convaincues de fertiliser à plusieurs échelles leur environnement.

Au début de l’année 2017, Mécènes du sud devient un réseau présent sur deux territoires : Aix-Marseille et Montpellier-Sète. Avec ce premier essaimage, Mécènes du sud démontre la pertinence de son action et fait école. Sur ce nouveau territoire, cette structure souhaite reproduire ce que les entreprises d’Aix-Marseille sont parvenues à mettre en place depuis 2003 : être un acteur à part entière de la scène culturelle locale, en travaillant main dans la main avec les opérateurs existants et en incarnant le lien art et entreprise.

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Notre engagement

Mécènes du sud est un acteur culturel pensé depuis ses débuts par des chefs d’entreprises désireux de s’impliquer dans l’art, au-delà d’un simple appui financier. Un des axes de la vision partagée par les collectifs Aix-Marseille et Montpellier-Sète est : “Les entrepreneurs sont légitimes pour favoriser la création artistique”. Ce projet est par nature expérimental. Ainsi, Mécènes du sud conceptualise depuis près de 15 ans la rencontre entre monde de l’entreprise et création contemporaine. C’est dans cette aventure que s’est impliqué dès la naissance du projet à Montpellier-Sète Haussmann Group, en étant une des figures à l’initiative du développement du collectif de mécènes.

Soirée coup de coeur

Pour sa seconde année d’existence, Mécènes du sud Montpellier- Sète poursuit ses missions d’aide à la production d’art actuel en pérennisant et accroissant les budgets que l’association dédie à ses appels à projets.

Les choix engagés du Comité Artistique qui sélectionne les projets aidés – nos lauréats – se font l’écho du projet ambitieux porté par le collectif d’entreprises Mécènes du sud Montpellier- Sète : associer créativité d’entrepreneurs et ambition culturelle pour son territoire, en toute indépendance et en visant une certaine forme d’expérimentation.

La pluralité des propositions plastiques qui vont naître des bourses distribuées cette année par l’association – vidéo, sculpture, installation, design, résidence, exposition… – démontre toute la vitalité de l’art au présent, et affirme la nécessité d’un soutien de la part du monde économique à la création artistique et à l’écosystème culturel.

Les artistes présents

Julie Chaffort

Les vidéos de Julie Chaffort mirent le paysage, le toisent et le parcourent ; on y croise des hommes au destin tragique et des héros aussi beaux que les chants qui les accompagnent – peut être pour en donner la mesure. Les gestes accomplis sont tout à la fois drôles et absurdes, l’avenir toujours incertain et les paroles s’envolent, attrapées par les branches d’une forêt ou englouties dans les eaux d’un lac. Les récits s’écrivent entre les longs plans-séquence et se devinent dans les détails tandis que la lenteur permet de les observer comme l’on admire une nature morte. La vacuité des territoires imposent à l’artiste des images qu’elle fait naître de façon sensible, voire irraisonnée. Sans fioriture ni maniérisme, Chaffort attrape une nature à la lumière changeante et en fait presque le sujet principal de ses travaux. Les individus qui peuplent les vidéos sont placés dans un espace inhabituel ; souvent immobiles ou exécutant un geste répétitif, affligés du poids d’une vie, l’inconfort de leur – comique – position déplace les habitudes et démultiplie les potentialités. L’artiste ouvre des univers parallèles, atemporels et insituables, où le monde se signale à nous par ses infimes déplacements et l’infinité de ses signaux – étrangement menaçants.

Gabriel Desplanque

Le point commun de l’ensemble des projets créés par Gabriel Desplanque est qu’ils s’ancrent dans une histoire réelle pour se déplier, se transformer, s’étendre vers une forme visuelle qui transfigure l’histoire elle-même. La danse contemporaine, le rapport à la théâtralité et le lien texte-image sont aussi des aspects qui influencent son travail.

En mars 2018, il est l’un des six lauréats du concours ré-inventons l’opéra et jouera sa performance musicale Trois statues en 2020 à l’Opéra national Montpellier-Occitanie. Il sera également résident à partir de septembre 2019 à l’Opéra de Montpellier-Occitanie.

Olivier Kosta-Thefaine

Né en 1972, celui qui se définit comme un “peintre de paysages” explore la ville par ses marges. Lorsqu’il se déplace dans l’espace urbain, Olivier Kosta-Théfaine est à la recherche des éléments qui nous échappent. Dans sa volonté de réhabiliter l’inintéressant ou le connoté, l’artiste replace dans le champ de la poésie le rapport de force souvent inextricable que nous entretenons avec la ville. Son intérêt pour le détail le guide dans ses déplacements et nourrit une banque d’images. Se considérant lui-même comme un pur produit de la ville, il se joue des clichés et transforme les références communes. Le classique est détourné au travers des techniques d’un “vandalisme cheap”, ainsi lorsqu’il compose sur les trois coupoles du Palais de Tokyo un ciel calciné au briquet, inspiré des fresques des palais italiens, les graffiti des plafonds de son adolescence prennent alors les airs de peintures de la Renaissance.

Célia Picard et Hannes Schreckensberger

Le duo franco-autrichien Célia Picard et Hannes Schreckensberger est né d’une fascination commune pour les objets, pour ce qu’ils matérialisent de la société dans laquelle ils ont été créés. Aux quatre coins du monde, ils glanent et collectionnent des indices en vue de réaliser des propositions imaginant des organisations sociales futures ou des récits parallèles. De leur formation initiale en architecture ils gardent un attrait pour une vision globale des sujets qu’ils abordent. Leur usage du monde entretien un lien étroit avec les ressources humaines et matérielles qu’ils identifient dans chaque territoires. De la Chine à l’Afrique du Sud, ils conçoivent des scénarii et des stratégies entre arts plastiques et design. Les formes énigmatiques qu’ils créent invitent chacun à inventer de nouveaux usages et de nouveaux rituels. La collection Revue DAS, qu’ils éditent depuis 2013, est un prolongement de leur questionnement critique. Basée sur des conversations avec artistes, architectes ou designers qui les ont précédé, ces publications cherchent à révéler comment, selon les époques, les idées s’articulent.

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